Si le versement d’une aide financière de 150€ en janvier doit se mettre en place, celle-ci ne saurait couvrir suffisamment de jeunes que si elle était également versée aux étudiant.e.s non boursier.e.s et bénéficiaires des APL.
Il est désormais temps de convenir d’une réelle réforme plus structurelle du système de bourses afin qu’il soit plus englobant, plus équitable et qu’il puisse pallier les problématiques financières sur le long terme. Ces travaux ne sauront pas être efficients sans une réelle inclusion des corps intermédiaires représentatifs des étudiant.e.s.
Dans son communiqué de presse, le Premier Ministre a annoncé le recrutement de 80 psychologues et de 60 assistant.e.s sociaux.ales. Si le déclin de la santé mentale est un état de fait, les lacunes des dispositifs d’ores et déjà mis en place en sont également ; comme le manque d’encadrement des 1600 emplois étudiants annoncés et ses dérives déjà constatées. Les risques psychosociaux n’ont jamais été aussi élevés et les services de santé universitaires restent engorgés.
Si cet effort doit être noté on ne peut considérer qu’il soit suffisant pour les 1.7 millions inscrit.e.s à l’Université. Il ne doit pas, aux côtés des 1600 référent.e.s, constituer les seules mesures pour lutter contre le mal-être des jeunes constamment nourri par la situation qui se dégrade. Il est primordial qu’un encadrement de ces emplois soit instauré, notamment sur la formation des étudiant.e.s confronté.e.s à la détresse psychologique de leurs pairs.
Les Universités ont quant à elles, vu leur rentrée s’avancer. Il sera bénéfique à toute la communauté universitaire, en particulier aux étudiant.e.s, de retrouver le chemin des cours en présentiel.
Suites aux dernières annonces, 20 000 emplois concernant l’accompagnement pédagogique et un avancement de la rentrée universitairecourant janvier ont été actés. La FAGE souligne ces nouvelles mesures qui contribueront à combler le déficit engendrer par la crise sanitaire, sociale et économique, notamment en termes de décrochage et de formation des jeunes.
La rentrée et le retour du présentiel ne doivent pas être pour autant une fin en soi. La crise a creusé les inégalités pendant de longs mois au sein de la communauté estudiantine, et les publics les plus fragilisés en récoltent aujourd’hui tous les fruits empoisonnés. C’est pourquoi la FAGE invite l’intégralité des acteur.ice.s de l’ESR à réfléchir à la mise en place de modules pédagogiques concrets permettant de dûment rattraper les lacunes accumulées durant cette période. Ces dispositifs devront permettre à tous les jeunes en faisant la demande, de bénéficier d’accompagnement scolaire et d’orientation à la hauteur de leurs besoins. Pour rappel, c’est un.e étudiant.e sur deux qui a vu ses projets d’avenir impactés par la crise lors du seul premier confinement.
Alors que les dispositifs de directions des études et étudiant.e.s ambassadeur.ice.s sont aujourd’hui peu effectifs, ils semblent pour autant primordiaux à la construction d’un socle commun d’égalité en cette rentrée universitaire. Un principe d’égalité dont le service public doit aujourd’hui, plus que jamais, se porter garant.
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