Les liens entre enseignement secondaire et supérieur : une réforme coordonnée à entamer !

25/10/16

Afin d’être en mesure de proposer un modèle réaliste et innovant d’enseignement supérieur accessible à tous et d’être en capacité de déconstruire les arguments de ceux qui souhaitent que l’Université soit réservée à une élite sociale, la FAGE doit se doter d’outils pour se mobiliser en faveur de l’accessibilité de l’Université quelle que soit l’origine sociale de l’e?tudiant. C’est donc par la mise en place d’un dialogue structuré autour de trois grandes thématiques que le réseau de la FAGE s’est penché sur cette problématique :

  • Les liens entre enseignement secondaire et supérieur,

  • Le financement de l’enseignement supérieur

  • La responsabilité sociale et sociétale des établissements d’enseignement supérieur.

L’accès à l’enseignement supérieur constitue une dimension pleine et entière pour sa démocratisation. En exacerbant les déterminismes, notre système éducatif et, a fortiori, le second cycle d’études secondaires, ne permettent pas de consacrer la démocratisation, ni de l’accès, ni de la réussite dans l’enseignement supérieur.

Pour mettre un terme à l’effet de reproduction sociale, la FAGE appelle à la mise en œuvre d’une réforme conjointe aux études secondaires et supérieures.

L’orientation des lycéens joue un rôle primordial dans la déconstruction des déterminismes opérant sur le choix de poursuite d’études. C’est pourquoi la FAGE considère la construction du parcours par l’étudiant comme devant être un sujet d’études permanent et reconnu comme tel. La coordination des services d’orientation est nécessaire pour la FAGE afin d’assurer un maillage territorial efficient, ainsi que la cohérence des conseils prodigués. La FAGE appelle pour cela à repenser les parcours de formation et d’expérience des acteurs de l’orientation pour les mettre en capacité de déconstruire les préjugés sur les formations et domaines d’activité. La démarche d’aide à l’orientation par les pairs, efficiente et ayant fait ses preuves, doit également être soutenue. Pour répondre à tous ces enjeux, la FAGE propose de renforcer les temps d’orientation formels et informels dès la seconde en en faisant un parcours d’orientation avec un temps dédié sur chacun des six semestres d’études au lycée.

Les choix d’orientation précoces sont marqués par un fort déterminisme. Afin de sortir de cette tubularité, mais aussi pour permettre aux lycéens de faire un choix plus éclairé, libre et conscient de son projet personnel, la FAGE propose de porter le socle commun d’études jusqu’à la seconde. En appuyant la réorganisation des études par une semestrialisation, la spécialisation progressive se voit facilitée et permet donc la construction séquentielle du parcours du lycéen, en fonction de ses appétences et compétences. En appuyant la spécialisation progressive par le développement d’enseignements sur la base de modules, la FAGE vise à mettre un terme à la tubularité des filières et donc à la hiérarchisation qui prévaut aujourd’hui entre elles.

Pour la FAGE, la forme de l’examen du diplôme sanctionnant les études au lycée, le baccalauréat, est également discriminant. Passeport pour les études supérieures, il centre l’activité d’enseignement en vue de son obtention, comme s’il s’agissait d’une finalité. Cette limite est due à sa forme, celle d’un examen terminal. La FAGE souhaite donner du sens à ce diplôme en y faisant transparaître les compétences qu’il évalue. Pour faire prévaloir cette logique, la FAGE propose de revoir l’activité d’enseignement et l’appuyer par une évaluation continue intégrale. En outre, cette évolution permettrait de mettre un terme à un autre frein à la démocratisation. Les codes liés à la forme de l’examen terminal font eux aussi l’objet de forts déterminismes, c’est pourquoi la FAGE propose l’évolution d’un examen terminal à une évaluation continue intégrale permettant à tout un chacun de disposer d’une égalité des chances dans la réussite. Enfin, cela permettrait de revoir l’activité d’enseignement et les rythmes d’apprentissage, en leur permettant de se poursuivre jusqu’au terme de l’année scolaire.

Pour la FAGE, la Licence doit également être repensée. Afin de poursuivre la spécialisation progressive entamée au lycée, l’accès à l’enseignement supérieur doit s’appuyer sur des formations dont le spectre initial est suffisamment large pour permettre une spécialisation progressive dans le supérieur. Le développement de l’approche par compétences des enseignements et permet leur lisibilité et valorisation en vue de la poursuite de leur projet personnel, qu’il s’agisse d’études ou de leur insertion professionnelle. Enfin, la FAGE appelle à ce qu’un travail soit entamé pour replacer l’étudiant au centre des enseignements. La diversification croissante des profils étudiants commande de repenser les rythmes, les modalités d’apprentissage, les outils à employer mais aussi de se doter de réels outils d’évaluation.

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