- La FAGE
- Nos idées
- Innovation sociale
- Mes droits
- Événements
- Formations
- Actualités
- Espace Presse
Budget des universités : les promesses n'ont jamais construit d'amphi !
09/12/14
Afin de garantir à tous un accès à l'enseignement supérieur et de bonnes conditions d'études, les fédérations, AGE et syndicats de la FAGE se mobilisent ce jeudi 11 décembre pour demander un réinvestissement de l'Etat dans l'éducation et la jeunesse. Ils mènent actuellement des opérations d’information, de sensibilisation et de mobilisation des étudiants dans de nombreuses universités.
Un budget en diminution drastique
Comme chaque année, le Parlement vote le Projet de Loi de Finances qui fixe les masses budgétaires allouées pour chaque action de l’Etat et traduit les priorités politiques du Gouvernement. Cette année, le budget initialement présenté pour l’enseignement supérieur et la recherche était en hausse de 14 millions d’euros.
Cependant, lors du passage du texte à l’Assemblée Nationale le 18 Novembre, une série d’amendements déposée par le Gouvernement, aboutissant à une réduction drastique de 136 millions d’euros, a été adoptée. Ces amendements visent directement et à hauteur de 70 millions d’euros la politique de formation des universités, et donc les conditions d’études des jeunes.
Face à ce constat, et malgré les efforts du Sénat qui s’est prononcé le 3 décembre 2014 en faveur du rétablissement du budget initial destiné à l’enseignement supérieur et à la recherche, la FAGE déplore que le Gouvernement n’ait toujours pas communiqué clairement son intention de revenir sur cette coupe et d’investir davantage dans l’enseignement supérieur et la recherche.
Un projet de loi de finances est la traduction de la politique d’un gouvernement. Alors que le jeunesse et l’éducation sont des priorités affichées depuis deux ans par le Président de la République, et que les promesses et les engagements en faveur de ces dernières se succèdent, force est de constater qu’elles ne se traduisent pas dans les actes du Gouvernement.
Cette diminution intervient alors que la situation budgétaire des universités est déjà très tendue, notamment à cause de l’absence de compensation intégrale par l’Etat du glissement vieillesse technicité, ainsi que des exonérations des frais d’inscription des étudiant-e-s boursier-e-s.
Les associations étudiantes se mobilisent
Réunis en conseil d’administration le week-end des 6 et 7 décembre 2014, les fédérations, AGE et syndicats de la FAGE ont fait le choix de se mobiliser ce jeudi 11 décembre. Ils mènent actuellement des opérations d’information, de sensibilisation et de mobilisation des étudiants dans de nombreuses universités.
La FAGE rappelle que chaque euro retiré à l’éducation et à l’enseignement supérieur tombe inéluctablement dans la poche de l’obscurantisme, de la résignation et de la régression sociale. Donner la priorité à la jeunesse c’est agir pour son insertion sociale et professionnelle, son épanouissement et sa réussite !
La FAGE demande donc au Gouvernement de revenir sur cette coupe budgétaire :
- Pour garantir un accès à tous à l’enseignement supérieur. Le Gouvernement doit être cohérent entre ses promesses et ses actes afin de faire de la jeunesse une réelle priorité ! Trop d’universités réduisent aujourd’hui leurs capacités d’accueil. La démocratisation de l’enseignement supérieur ne peut venir que d’un investissement fort de l’État !
- Pour une véritable révolution pédagogique. Annoncée comme le chantier principal du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, la révolution des pratiques pédagogiques doit passer par un investissement massif dans des équipements modernes et adaptés aux besoins des étudiant-e-s en se basant notamment sur le numérique !
- Pour un réel accompagnement vers la réussite de toutes et tous. La réussite étudiante ne pourra passer que par une augmentation du taux d’encadrement des étudiant-e-s. C’est la condition sine qua non pour un meilleur accompagnement pédagogique des étudiant-e-s, afin de garantir à chacun le droit à la réussite.









Nous suivre sur