Coût de la rentrée 2026 : le constat est sans appel

02/09/2026

Depuis 2020, le coût de la rentrée a augmenté de plus de 25%. Les étudiantEs sont délaisséEs et relayéEs aux derniers plans. Bien loin de l'image d'un enseignement français accessible et inclusif, les étudiantEs sont toujours davantage précariséEs et ce 24ème indicateur du coût de la rentrée de la FAGE en est l'illustration.

En 2026, le coût de la rentrée étudiante atteint un nouveau record. Avec une hausse de 25,38 % depuis 2020, soit 655,74 € supplémentaires en six ans, la précarité étudiante n’est plus une situation exceptionnelle : elle s’est durablement installée dans le quotidien des étudiantEs.

Pourtant, en 2020, la précarité étudiante était encore présentée comme une urgence. La crise sanitaire avait mis en lumière des difficultés déjà profondément ancrées : se nourrir, se loger, financer ses études ou simplement vivre dignement devenaient des combats quotidiens. Six ans plus tard, alors que les dépenses n’ont jamais été aussi élevées, nous refusons que cette situation soit devenue la nouvelle normalité.

En 2026, il faut désormais plus de 3 200 € pour faire face aux dépenses de rentrée et de vie courante. Derrière cette augmentation, ce sont des étudiantEs qui travaillent davantage pour financer leurs études, renoncent à des dépenses essentielles, limitent toujours plus leur alimentation ou repoussent des soins. Cette précarité n’est pas une fatalité, elle est le résultat de choix politiques.

Et face à cette hausse continue du coût de la vie, les réponses apportées restent largement insuffisantes. Nous refusons que les étudiantEs soient contraintEs de s’adapter indéfiniment à l’augmentation des prix pendant que les droits étudiants sont fragilisés d’année en année.

Les étudiantEs extra-communautaires sont aujourd’hui en première ligne face à cette précarité. Iels subissent en 2026 une véritable accumulation de mesures qui aggravent leur précarité : des frais d’inscription multipliés par 16, la suppression des APL depuis le 1er juillet, le doublement du coût du titre de séjour étudiant et l’augmentation des ressources à justifier pour venir étudier en France. Nous exigeons le retrait immédiat des mesures dangereuses et xénophobes qui fragilisent les droits des étudiantEs extra-communautaires.

Il est urgent que le Sénat adopte la proposition de loi votée par l’Assemblée nationale, qui prévoit l’indexation des bourses sur l’inflation ainsi que leur annualisation. Ces mesures, simples, justes et indispensables, doivent entrer en vigueur dans les plus brefs délais. Nous exigeons également la pérennisation de l’encadrement des loyers, indispensable pour protéger des budgets étudiants déjà lourdement fragilisés. Rien ne saurait justifier une telle inaction voir une dégradation des droits étudiantEs face à la détresse de milliers d’étudiantEs.

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Contact presse : Elisa Boinet, Porte-parole, 0675337930, presse@fage.org

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