Hier, mardi 13 octobre, lycéenNEs et étudiantEs ont massivement investi les rues de toute la France. Le mouvement national ne faiblit pas. Les organisations étudiantes et lycéennes dont nous faisons partie, revendiquent environ 480 000 manifestantEs sur l’ensemble du territoire métropolitain et en Outre-Mer.
Une jeunesse unie autour de 10 mesures d’urgence
Au cœur du mouvement figure les « 10 mesures d’urgence pour la jeunesse », revendiquée et portée par les principales organisations représentatives étudiantes et lycéennes, dont la FAGE fait partie. En effet, nous exigeons des réponses concrètes, immédiates et à la hauteur de la crise sociale, éducative et démocratique que traverse la jeunesse.
Nous dénonçons le sous-financement structurel de l’Éducation nationale et de l’enseignement supérieur, dégradé budget après budget. Nous refusons les annonces symboliques et les « miettes » : il faut un plan d’urgence financé, des moyens humains durables et de véritables garanties d’accès aux études et à l’autonomie.
Vous pouvez dès à présent signer la pétition pour faire valoir ces revendications : 10 mesures d’urgence pour la jeunesse – Change.org.
Les 10 mesures d’urgence pour la jeunesse
- Un plan d’urgence pour rénover les établissements scolaires et universitaires.
- Une embauche massive de personnels éducatifs, de santé, d’accompagnement et d’orientation.
- Repenser les rythmes scolaires et universitaires.
- Mettre fin à la sélection via Parcoursup et Mon Master, et créer 250 000 places dans l’enseignement supérieur.
- Refonder la démocratie lycéenne pour permettre réellement aux lycéenNEs de participer aux décisions.
- Revaloriser les bourses et rétablir, pour toutes et tous, les APL.
- Garantir réellement l’accès au repas à 1 euro pour toutes et tous les étudiantEs.
- Abroger le plan « Bienvenue en France », qui instaure des frais d’inscription différenciés pour les étudiantEs étrangerEs, et supprimer la CVEC.
- Geler les loyers CROUS, pérenniser l’encadrement des loyers, rénover et construire massivement des logements CROUS.
- Mettre fin à la répression et aux violences policières contre le mouvement lycéen et étudiant.
La FAGE soutient et revendique ces positions
Nous soutenons les 10 mesures d’urgence et les revendiquons comme des réponses nécessaires face à la précarité des jeunes, au manque de moyens dans l’éducation et aux inégalités d’accès aux études. Notre présidente, Suzanne Nijdam, a défilé en tête du cortège parisien et rappelé que le mouvement n’a obtenu, pour l’instant, « aucune miette » du gouvernement.
Pour la FAGE, ces revendications ne concernent pas seulement l’école ou l’université : elles touchent au logement, à l’alimentation, à la santé, à l’orientation, à l’égalité de traitement, à l’accès aux droits et à la liberté d’expression des jeunes. Nous appelons le gouvernement à cesser la répression du mouvement traduite par des violences policières, à garantir l’absence de sanctions pour les absences liées à la mobilisation.

Notre réseau continue la mobilisation
Le réseau de la FAGE s’est fortement mobilisé dans toute la France, avec ses fédérations de filières, de territoires et associaitions étudiantes. À Paris, durant la mobilisation du 13 octobre, les représentantEs des fédérations adhérentes à la FAGE ont pu prendre la parole, porter les revendications étudiantes et montrer l’unité du mouvement interassociatif, nottament :
- AGEP
- ANEJAPS
- FNESI
- ARES
- ÉluEs STAPS Paris Cité
- FFEO
- AFNEG
- AFNEUS
- BDE STAPS Paris Nanterre
- FNEK
- ANEIC
- ANESF
Cette présence illustre la diversité du réseau FAGE et du mouvement : santé, kinésithérapie, éducation et formation, enseignement supérieur, JAPS, filières professionnelles et associations de campus. Elle traduit, en effet, une mobilisation qui ne se limite pas à quelques grandes universités, mais qui s’étend aux territoires, aux filières et aux réalités les plus diverses.
