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Ainsi Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, Michel Sapin, ministre du Travail, et Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, demandent-ils aux préfets de "faciliter la délivrance d’un titre de séjour autorisant l’exercice d’une première activité professionnelle".
De plus, l’ensemble des informations nécessaires devra être fourni aux étudiants et la durée d’examen des dossiers sera inférieure à deux mois. La non-exécution des OQTF, obligations de quitter le territoire français, émises après le 1er juin 2011, obtenue par la FAGE en janvier 2012, est pleinement intégrée au nouveau texte.
La FAGE ne peut qu’être satisfaite de l’ensemble de ces mesures traitant les étudiants et néo-diplômés étrangers avec respect et dignité. L’abrogation de la circulaire Guéant est un signe positif fait à la communauté internationale, replaçant l’université française dans ses valeurs d’ouverture et de solidarité.
Toutefois, cette nouvelle circulaire ne gomme pas les difficultés engendrées par la loi de 2006 et notamment l’article L311-11 du Code d’Entrée et de Séjour des Étrangers et du Droit d’Asile.
La FAGE y défendra par exemple la suppression du critère d’adéquation entre formation et emploi, créant une véritable discrimination d’accès à l’emploi. De plus, l’insertion professionnelle des étudiants étrangers doit être élargie aux diplômés de premier cycle et ne doit pas se limiter aux titulaires "d’un niveau master minimum ayant réalisés un parcours d’excellence".
Enfin, pour la FAGE, les conditions d’accueil des étudiants internationaux doivent être revues notamment en supprimant les taxes lors du renouvellement du titre de séjour et en diminuant le montant des sommes d’argent qu’ils ont à justifier à l’entrée sur le territoire (615 € par mois en licence) ; l’ensemble de ces mesures créant une véritable sélection sociale à l’accès aux études en France.
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