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Depuis cette date, c’est un mouvement historique qui soulève le Québec. Les étudiants, mais également une partie importante de l’opinion publique se mobilisent contre cette hausse.
Des manifestations quotidiennes accompagnent ainsi la grève des étudiants, amenant la ministre de l’Education Line Beauchamp à démissionner et à se retirer de la vie politique après 13 semaines de mouvement.
Aujourd’hui c’est après plus de 100 jours de mobilisation que les étudiants démontrent leur détermination à défendre une éducation accessible à tous, et financée par l’état. Mais le gouvernement de Jean Charest n’est pas moins déterminé. Il a ainsi fait adopter le 17 mai une loi spéciale "Loi 78", restreignant le droit à manifester et pénalisant les manifestants par des amendes.
Le 20 mai, la FAGE a voté à l’unanimité son soutien aux étudiants québécois.
Dans un texte ferme, les associations membres de la FAGE se ont exprimé contre une augmentation des frais d’inscription et en "opposition ferme" contre la loi spéciale qui va à l’encontre de la liberté de manifester.
Cette position des associations étudiantes françaises a un sens important à l’heure où les frais d’inscription font leur apparition dans le débat public de nombreux pays. La question du financement est ainsi traitée depuis de nombreux mois au sein de l’European Students’ Union, qui s’est toujours positionnée pour un enseignement supérieur accessible à tous, et qui, en tant que bien public, doit faire l’objet d’un financement public.
Ce soutien des associations étudiantes est donc plus qu’un simple geste de solidarité. Il a pour but de sensibiliser l’opinion publique française et européenne à la volonté des étudiants de maintenir un enseignement accessible à tous dont la démocratisation doit être la priorité.
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